Mon PRINTEMPS 2012 (est à l'heure !)

Blog de swindon :Le Théâtre de Pâques, Mon PRINTEMPS 2012 (est à l'heure !)

Oui, enfin, le HAL nouveau est arrivé et il faut bien le dire : c'est un chef-d'oeuvre ! Et le printemps a de beaux jours devant lui : demain, SEBASTIEN TELLIER (My God is blue) et RUFUS WAINWRIGHT (Out of the game) vont y aller de leur envolées !

HAL  The time the hour   Vous connaissez déjà Close to her, Be with you, Why do you come here et Down in the valley ? Rassurez-vous, les six autres chansons de cet album à la classe insolente sont au niveau, et à la hauteur de l'attente. Mon Album de l'année, pour l'instant.

KEVIN TIHISTA'S RED TERROR  On this dark street   KEVIN TIHISTA, l'un des songwriters pop les plus doués d'outre-Atlantique (écoutez Jack K et Bats), publie après sept années de silence un album immaculé qui rivalise avec le plus feutré du Lilac Time de Stephen Duffy ou le meilleur des Pernice Brothers. Et conclut ce disque à dominante acoustique par une pop-song idéale (Country road, l'une des chansons les plus réjouissantes entendues depuis très longtemps), annonciatrice d'un prochain album bien plus enlevé. "Everything will be OK", nous glisse-t-il en fin de parcours : je n'en doute pas !

DAVID MYHR  Soundshine  Printemps, ou été pop ? Tout est dans le titre (et la pochette) ! Ex-leader des Suédois power-pop de The Merrymakers, DAVID MYHR publie sur Lojinx, le label qui ressort ces jours-ci avec trois inédits The Olympus sound de PUGWASH, un album à faire passer le groupe de Thomas Walsh pour de tristes sires ! Incroyable !!!

AND ALSO THE TREES  Hunter not the hunted   Ni pop ni printanier, plutôt automnal à l'image de l'essentiel de leur discographie : les Anglais publient sans doute leur plus beau disque depuis Green is the sea (1992). Ecoutez Whisky bride et The floating man, mes favorites.

dimanche 22 avril 2012 18:59 , dans U.P.'s (yoopees) : les disques enthousiasmants du moment


DISQUAIRE DAY 2012

Blog de swindon :Le Théâtre de Pâques, DISQUAIRE DAY 2012

J'y étais ! Deux magasins (on fait ce que l'on peut, où l'on est !), six vinyles dans la musette ! (je les ai, je les garde !)

ANIMAL COLLECTIVE  Transverse temporal gyrus (maxi 45 tours, 200 exemplaires)

ARCTIC MONKEYS  Are U mine?/Electricity (45 tours, 400 exemplaires)

COLDPLAY  Up with the birds/UFO (45 tours, 300 exemplaires)

DJANGO DJANGO  Storm/Skies over Cairo (Adrian Sherwood U-sound dub) (45 tours, 250 exemplaires)

THE FLAMING LIPS/MASTODON  A spoonful weighs a ton (45 tours, 300 exemplaires)

REVOLVER  Wind song/The letter (45 tours, 1000 exemplaires)

Et vous ?

dimanche 22 avril 2012 17:20 , dans Good news !


REVOLVER Let go

Blog de swindon :Le Théâtre de Pâques, REVOLVER Let go

"I want you to change, but stay the same" (Cardinal, Rosemary Livingstone)

J'ai déjà tout entendu au sujet de ce deuxième album de REVOLVER. Deux écoles se distinguent : les tenants du c'est-joli-donc-c'est-pas-bien, heureusement minoritaires (et incompréhensibles), et ceux du c'est-joli-mais-c'est-très-bien. Je pourrais m'en tenir au plus évident c'est-joli-donc-c'est-très-bien, ce qui ne suffirait pas à rendre justice aux efforts déployés par le jeune trio parisien pour faire de Let go l'un des meilleurs deuxièmes albums réalisés depuis longtemps (avec celui de Cardinal !).

Ce qui distingue Let go de Music for a while (lire ma chronique ICI) tient dans la belle assurance conquise par REVOLVER au fil des concerts (près de deux ans de tournée !). Et dans leur volonté de ne rien s'interdire, de ne pas respecter par principe l'orthodoxie Elliott Smith/Simon & Garfunkel du premier album, ce que le trio accomplit sans rien perdre de son élégance naturelle.

Car REVOLVER a mué, est devenu un groupe de pop, un vrai, avec tout ce que cela implique : le son s'est étoffé (quelle section rythmique !), les perspectives se sont ouvertes, les contrastes se sont affirmés. Et les tubes potentiels pleuvent : Wind song bien entendu, Let's get together, exemplaire déclaration d'intention en ouverture, When you're away, la perfection faite pop-song.

Les références famillières n'ont pas disparu pour autant : l'enjoué 49 states évoque le Lilac Time de Stephen Duffy à son plus country-pop, Still des Beach Boys bordés au doo-wop (et visités, comme le final de Cassavetes, par les aspérités bruitistes du violoncelle de Jérémie, touchées du doigt sur le Birds in Dm de Music for a while), My Lady I est une merveille de ballade acoustique à la McCartney (cousine du Lady-O de Judee Sill ?). Mais la toute neuve liberté de mouvements acquise par Ambroise, Christophe et Jérémie permet à de grandes figures a priori éloignées de leur univers de faire des apparitions remarquées : ABBA, cités par le trio comme l'une de leurs influences pour ce nouvel album, dans cette manière de pratiquer comme l'un des beaux-arts une pop directe, dansante et addictive. Et plus encore un autre fleuron de la musique scandinave : A-ha, en particulier leur album Analogue (admiré par des tenants même de la pop la plus indé : preuve ICI). Cette filiation est évidente sur trois des plus beaux titres de Let go : The letter, Losing you et surtout Parallel lives (ces deux derniers dans des versions encore supérieures à celles du ep Parallel lives de 2011). Tout évoque le meilleur A-ha : ces harmonies vocales à trois voix (bien en place !), une production franche et subtile, la mélodie, le chant d'Ambroise, jusqu'à cette sorte de mélancolie bleue qui vibre entre les lignes. REVOLVER possède également en commun avec le trio norvégien ce don inné des volte-face harmoniques et mélodiques, cadeaux offerts à un auditeur qui ne se remettra pas de sitôt du refrain de The letter et de son contre-chant aérien, du bref middle eight de Wind song, des vingt dernières secondes de When you're away ou du final ascensionnel de Let go...

N'en déplaise aux ultras indie, Let go est un superbe album, une réussite totale qui fait mieux que confirmer les espoirs placés en REVOLVER et les conduit d'un bon pas sur la voie royale de la vraie, la seule indépendance qui vaille : l'indépendance d'esprit.

"How long before I learn how to let go" (Revolver, Let go)

dimanche 18 mars 2012 20:13 , dans U.P.'s (yoopees) : les disques enthousiasmants du moment


Mon PRINTEMPS 2012 (est en avance !)

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Entre mes deux oreilles et mes quatre murs :

HAL  Down in the valley EP  Que dire ? Quatre classiques absolus ! Une chanson-titre à l'agilité mélodique incomparable (ICI), la soul-pop radieuse de Why do you come here (encore ICI), les orchestrations célestes de Motorcars (splendeur digne de Harry Nilsson ou Van Dyke Parks), les harmonies vocales inouïes de Little lady... Chef-d'oeuvre en vue, je le rappelle, le 16 avril : The time the hour. Bondissez ICI !

LL COSMONAUT  Why X5 EP  Ce n'est pas une nouveauté mais depuis que les pièces du puzzle sci-fi-pop conçu par le génial Paul Steel sont enfin assemblées, sa grandeur n'en est que plus évidente ! Achetez, écoutez ICI.

CARDINAL  Hymns  Je ne suis pas près de m'en lasser ! Lire plus bas.

FIELD MUSIC  Plumb  Les trois premiers titres de Plumb (Start the day right, It's okay to change et Sorry again, mate, mini-suite pop à la Beatles) forment le plus beau début d'album entendu depuis... un certain temps ! Le reste, où les frères Brewis, décidément incapables de décevoir, revisitent à leur manière XTC, les Fab Four ou les Sparks, n'est pas mal non plus ! (I keep thinking about) A new thing, en session live pour le Guardian, ICI. Who'll pay the bills?, ICI.

JUKEBOX THE GHOST  Everything under the sun (2010)  COMMENT ai-je pu passer à côté d'un tel groupe ? JUKEBOX THE GHOST oeuvre dans une pop totalement jubilatoire, virtuose, solaire et imparable qui n'est pas sans évoquer XTC, The Nines ou le meilleur Jason Falkner. Rien que ça ! Cet album est une succession ininterrompue de pop-songs véloces qui emportent tout sur leur passage : de Schizophrenia (en live, ICI, quel allant, quelles bouilles !) au McCartneyesque Nobody (ICI) en passant par Half crazy (chouette vidéo, ICI) ou le superbe Summer sun (ICI), vrai classique de la pop des années 2000. Leur troisième album, Safe travels, sort le 12 juin. C'est peu dire que je l'attends de pied ferme ! PS : encore merci au Fab de service !

HARRY NILSSON  Harry/Nilsson sings Newman (1969/1970, réédités en 2000)  Deux très grands auteurs, Harry Nilsson et Randy Newman, un très grand interprète : deux chefs-d'oeuvre de songwriting haut de gamme ! Mother Nature's son (le classique de Paul McCartney, ICI), Open your window (ICI), Mournin' glory story (ICI), Rainmaker (ICI), le SUBLIME I guess the Lord must be in New York City (ICI)... Je pourrais continuer longtemps ! INDISPENSABLE.

Et j'ai beaucoup écouté CECI, CECI (tous deux signés... Harry Nilsson) et CECI cette dernière semaine... R.I.P., Davey !

(N'oubliez pas : Let go, de REVOLVER, sort demain ! See you soon !)

dimanche 11 mars 2012 19:47 , dans U.P.'s (yoopees) : les disques enthousiasmants du moment


CARDINAL Hymns

Aveu : j'étais prêt à rédiger, armé d'un arsenal de superlatifs, la critique du deuxième album de CARDINAL quand, sur la page d'accueil du site hébergeant cet immodeste blog, j'aperçus un lien menant à la chronique de ce superbe (ce sera dit : écoutez-le, achetez-le !) disque. Curieux, je cliquai. Faites de même, ICI. Et considérez la chronique en question comme validée totalement par mes services : chaque mot, chaque nuance, chaque référence, chaque sentiment, tout, jusqu'à sa conduite même, pourrait être mien ! Troublant. Et logique : Hymns est indiscutablement un grand disque.

Très léger bémol (apporté à la chronique-soeur, non à l'album) : à la fin de Radio Birdman, ce n'est pas "Living in your headphones" qui est répété, mais "Hear it in your headphones". Le critique est pardonné : cela lui permet de conclure son texte par une belle notation. Je rappelle à cette occasion l'intérêt de posséder l'album (bel objet, entre nous soit dit) et son livret où les paroles des chansons sont imprimées, noires sur blanc !

Pour finir, à ceux qui me reprocheraient ma paresse : l'écoute de Hymns vous convaincra que les 36 minutes que j'aurais pu passer à paraphraser cette chronique (relisez-la, ICI) ont été mieux employées à le réécouter, pour la troisième fois d'affilée !

vendredi 03 février 2012 09:21 , dans U.P.'s (yoopees) : les disques enthousiasmants du moment


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