REVOLVER Music for a while  (U.P.'s (yoopees) : les disques enthousiasmants du moment) posté le lundi 08 juin 2009 15:40

Décrit dans ces pages comme le fruit de la rencontre entre les Kings Of Convenience et Fugu (ce qui n'est pas faux mais insuffisant !), REVOLVER vient de publier le plus beau disque du printemps. Et plus si affinités !

Music for a while est bien la merveille attendue depuis la parution d'un mini-album impeccable en 2008... et un concert magique il y a deux ou trois mois à Dijon (oui, je vis à Dijon !). Je n'écraserai pas un album aussi affirmé, élégant et singulier sous trop de références. Placé de son propre chef sous le haut patronage des Fab Four et du plus grand compositeur baroque anglais, le jeune trio (Ambroise, Christophe et Jérémie) n'a pas besoin de charge supplémentaire dans sa barque de bois vert ! Non que ses épaules ne soient pas assez solides pour soutenir les comparaisons : mélodies, arrangements, fraîcheur des harmonies vocales, tout est remarquable et naturel, comme recueilli à la source. On pense à des Beach Boys réduits à l'essentiel, à un Nick Drake enjoué, à un Electric Light Orchestra acoustique... et aux Kings Of Convenience !

Je ne dresserai pas une liste des classiques immédiats alignés ici (A song she wrote, Balulalow, ramené ici à 2 minutes 30 de bonheur beatlesien absolu, Get around town, Leave me alone ou Luke, Mike & John, dignes du meilleur Stephen Duffy...), ce que je viens pourtant de faire ! Je dirai simplement que de Birds in Dm (d'une étonnante gravité) au serein It's alright, le songwriting racé du trio ne faiblit pas un instant.

Music for a while fait mentir son titre : cette musique n'appartenant à aucune époque nous accompagnera très longtemps encore...

www.myspace.com/popdechambre

lien permanent

LIFE IN FILM  (Good news !) posté le lundi 08 juin 2009 14:16

Sorry, le premier single de LIFE IN FILM, tourne en boucle dans mon mange-disques depuis deux jours, entre deux écoutes du splendide Music for a while de REVOLVER mais chut... je vous en parle vite !

LIFE IN FILM est un jeune groupe originaire de Hackney (Londres). Point n'est besoin d'être grand clerc (ni d'écrire de telles pomposités !) pour deviner que dans son mange-disques doivent se succéder The Smiths, The Housemartins, Vampire Weekend (pour les guitares carillonnantes), Magazine, les premiers XTC (rigueur ET souplesse rythmique, mélodies tarabiscotées MAIS évidentes). A l'écoute de ce Sorry crêve-coeur évoquant aussi un Maxïmo Park dégraissé, j'ajouterai The Lotus Eaters à cette A-list de formations essentielles.

Une dernière précision : Sorry n'est PAS la meilleure chanson entendue au concert récent de LIFE IN FILM à l'Athéneum (Dijon, le 4 juin dernier) ! Où nous avons pu juger de la belle allure d'un groupe encore un peu vert et de la qualité d'un répertoire enthousiasmant (une petite dizaine de chansons qui enrichissent la palette utilisée sur Sorry).

Vous l'aurez compris : LIFE IN FILM est le nouveau groupe anglais à suivre de très près. Il n'est pas interdit d'attendre la sortie de leur premier album, Kicking off, prévue avant la fin de l'année, avec une certaine impatience !

lien permanent

ORWELL a 10 ans !  posté le lundi 01 juin 2009 13:14

Nancy est une ville étrange. Longue, étendue, traversée de rues immenses, de champs de pavés blancs et propres. Une cité à multiples horizons. C'est le regard fixé sur ces horizons que Jérôme Didelot mène depuis 10 ans l'esquif ORWELL, sur les eaux claires d'une pop sans rivale dans sa catégorie.

ORWELL célébrait l'évènement à l'Ostra, ce samedi 30 mai, par un concert qui a rapidement tourné à la réunion d'amis surdoués ! Un concert à l'image de son instigateur : généreux, humble et solaire. Sans jamais tirer la couverture à lui, dans un bel esprit partageur déjà à l'oeuvre sur son dernier joyau en date (Le génie humain, lire la chronique sur ce blog), Jérôme Didelot a offert au public une large poignée de chansons issues d'un répertoire immaculé : entre autres merveilles, Sun holiday, Le génie humain, Sans cesse (en ouverture, dans une version neuve, parfaite), Septembre, In your playground, L'archipel (épique !), I need an end, Toutes les nouvelles parlent d'hier (...) et un inédit de classe mondiale, Lonely ride, futur classique de pop californienne made in France. Durant 2 (3, 4 ?) heures, nous n'avons pas touché terre, comme happés dans une faille temporelle, un incroyable tourbillon de mélodies limpides ! Quel rassemblement de talents ! Jack and The' (très jolie découverte), Thierry Bellia (Variety Lab), Alexandre Longo (Cascadeur) étaient là bien entendu, amis de longue date, de même qu'un Vincent Mougel (chef-d')oeuvrant sous le nom de Kidsaredead (quelle découverte, encore ! Vite, l'album !). Au long d'interprétations collégiales de chansons des uns, des autres, les instruments changent de main, la belle équipe (jusqu'à 12 musiciens sur scène !) joue avec un bonheur communicatif. Et la fête se clôt sur un bref passage d'oies sauvages, très haut, au-dessus de nous... Nous étions au bon endroit, ce samedi, en compagnie d'ORWELL (& friends) !

Que dire de plus ? Merci à Jérôme & The Orwells ((c) Fabien G.) !

PS : quel masque, Alexandre !

lien permanent

YES, Pet Shop Boys.  (U.P.'s (yoopees) : les disques enthousiasmants du moment) posté le lundi 30 mars 2009 16:37

"Décidément, les Pet Shop Boys ont toujours ce chic pour sortir un album en décalage complet avec le précédent. Fundamental était sombre et froid, Yes est coloré et lumineux. Il me rappelle Very pour son côté exubérant, mais il n'oublie pas non plus d'être mélancolique et le fait avec une classe folle. The way it used to be est exactement ce que décrit Chris Lowe dans le commentaire de l'album (excellente idée !) : aussitôt finie, on a envie de la remettre. C'est une chanson parfaite livrée sans aucune ironie, avec un côté un peu cliché dans les paroles mais complètement assumé, ce qui fait qu'on croit à cette histoire de nostalgie sentimentale vouée à l'échec. Et ces innombrables variations vocales sur les mêmes accords qui font qu'on finit par ne plus distinguer les couplets du refrain... Vulnerable est impeccable aussi, et les petites perles pop que sont Love etc., All over the world ou Did you see me coming? mériteraient toutes d'être des tubes. Johnny Marr apporte la cerise sur le gâteau avec ses guitares et son harmonica (sublime Beautiful people). C'est un très bel album des Pet Shop Boys, un remake de Very nourri par les guitares et la sincérité de Release et le minimalisme electro de Fundamental. Definitely, YES !"

On a lu dans mes pensées ! Sous le pseudo "steuph", une personne a écrit ce qui précède sur un site de téléchargement légal payant. Tout est là ! Merci à lui, qui me pardonnera sans doute de lui extorquer son avis éclairé sur cet excellent album. Je pourrais poursuivre sur ce mode participatif ("Ce dernier opus des PSB est étonnant de fraîcheur et d'énergie. The way it used to be est élégant et mélodique au taquet, comme ils savent si bien le faire, et All over the world et Pandemonium font trembler les murs - où Lowe va-t-il chercher des basses pareilles ?" eulacia. "Un de leurs meilleurs albums. Tous les titres pourraient être des singles... (...) sublimissime The way it used to be..." Pink Andromeda etc.). Troublant, n'est-il pas, toutes ces personnes qui ont accès à mes pensées ? Ou bien est-ce tout simplement l'expression d'une vérité première (les Pet Shop Boys sont GRANDS) ?

J'ajouterai ceci : si Fundamental faisait office de Best of idéal, Yes ferait un parfait Greatest Hits. Nuance ! Je redirai la toute beauté de The way it used to be (ma Chanson de l'année pour l'instant !). Je mentionnerai la présence d'Owen Pallett aux arrangements orchestraux sur Beautiful people et la somptueuse ballade finale, Legacy, comme un lien entre les jeunes pousses de la pop anglaise (The Last Shadow Puppets) et nos vénérables quinquagénaires de Pet Shop Boys. Qui ont toujours considéré la pop-music avec sérieux (qui d'autre pour mentionner Gerhard Richter dans un Top 10 single ?), sans jamais trop se prendre au sérieux. Et qui donnent dans All over the world (citant en passant le Casse-noisettes de Tchaïkovsky !) une possible définition de cette musique essentielle : "sincere and subjective/superficial and true/easy and predictable/exciting and new". Yes le prouve : les Pet Shop Boys sont encore le plus grand groupe de pop au monde. Oui, les Pet Shop Boys.

PSB : Love etc., premier single extrait de Yes, est entré directement dans le Top 10 briton. Et Yes à la 4e position !

www.petshopboys.co.uk

lien permanent

YES, Pet Shop Boys. (critique très bientôt !)  (U.P.'s (yoopees) : les disques enthousiasmants du moment) posté le dimanche 29 mars 2009 16:45

La critique en bonne et due forme, ce sera pour la semaine prochaine.

La critique en deux mots et cinq lettres, ce sera tout de suite : AB FAB !

YES is GREAT ! (variante)

www.petshopboys.co.uk

lien permanent