THE CORAL Roots & echoes (U.P.'s (yoopees) : les disques enthousiasmants du moment) posté le lundi 27 août 2007 17:41

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Blog de swindon : Le Théâtre de Pâques, THE CORAL Roots & echoes

Horace et nous l’avions senti venir : les six petits génies d’Hoylake, Liverpool, allaient un de ces jours publier un VRAI CLASSIQUE, gravé dans le bois tendre pour les générations futures. Roots & Echoes (cinquième album en six ans !) en est un, d’ores et déjà le plus beau disque anglais de 2007, recueil généreux de pop-songs gracieuses et racées. Un classicisme bouleversant : du haut de leur 25 ans de moyenne d’âge (!!) et de leur carrière exemplaire, James Skelly et ses amis pourraient se contenter de resservir leur excellente soupe néo-psyché avec obstination. Au lieu de cela, The Coral a épuré son et chansons, conservé simplement ces mélodies parfaites et sans âge, belles à se damner et aptes chacune à rendre fous de jalousie les brasseurs de vent réputés les plus irritants du moment, Arcade Fire en tête (les ballades, modèles du genre, sont dignes d’un Richard Hawley en grande forme : Put the sun back , Not so lonely, Fireflies).

Roots & echoes est un rêve devenu réalité pour tout amateur de pop liverpudlienne : cet album en assume naturellement l’intimidant héritage (Roots) et prend place avec humilité aux côtés de ses illustres représentants, Beatles, Pale Fountains (via la lumineuse Rebecca you, hommage limpide à Love), La’s et bien entendu Echo (Echoes ?) & The Bunnymen – le complice d’antan Ian Broudie produit encore deux chansons, pas des moindres : Cobwebs et Music at night. Une pureté mélodique, une clarté, une mélancolie de bord de Mersey qui nous font oublier tout ce que les frères Head ont pu écrire depuis les premiers singles des Palies, tout ce qu’Echo & The Bunnymen a produit depuis Ocean rain et nous souvenir avec émotion de notre première écoute de There she goes … Les guitares en arpèges de Jacqueline(divine !) et Cobwebs sont des fantasmes réalisés de pop ligne claire, les embardées dans les fougères fuzz  sont rares (excellents She’s got a reason , In the rain ) et les classiques abondent : Jacqueline , Not so lonely  (du pur cristal !), Cobwebs , Rebecca you , l’immense Music at night final, bercé de cordes à la High Llamas (Marcus Holdaway co-arrange), à la souplesse inconnue de ce côté-ci de la Manche. Le chef-d’œuvre le plus humble de ces cinq dernières années, notre choix du cœur. Médaille d’argent ! À qui la médaille de bronze ?

(www.myspace.com/thecoral)

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Tous les commentaires liés à l'article : THE CORAL Roots & echoes

  • Lydie a posté :samedi 03 novembre 2007 12:25

    Un album génial, qui brûle d'un feu intérieur.

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