(Different/PIAS)
Pause enchantée dans mon quotidien ultra pop, autre manière d’écouter, d’étendre aux vertes plaines electro (après les monts et vallées pop) la tournée de pose de mes repères, petits étendards colorés plantés dans l’herbe folle : rappel de très bons souvenirs, de la découverte en 1993 du premier Underworld (Dubnobasswithmyheadman, marquant) et du limpide On d’Aphex Twin, entre autres guides de choix dans l’univers alors neuf et frais de l’electronica, voici leur meilleur disque depuis Second toughest in the infants.
Au programme, rien n’a changé : hymnes
dancefloor élégants (Crocodile, mordant,
Beautiful burnout, du New Order dense et profond comme
l’espace), boucles lumineuses (Glam bucket,
Faxed invitation, aller simple vers les étoiles),
nappes aérées posées sur du velours,
sensibilité pop (Ring road, le très beau
final Best mamgu ever). Brian Eno se rapproche encore
(l’Apollo-like To heal) et Harold Budd suit
(Good morning cockerel). Le premier album de musique
électronique enregistré (pour partie) à Abbey
Road ? Dépassés sans doute aux yeux des
…hum… « ayatollahs » de la
modernité, Karl Hyde (vocaux toujours captivants –
Holding the moth, Boy, boy, boy) et Rick Smith
n’ont que faire de l’orthodoxie electro crasseuse
actuelle : les bienheureux n’ont sans doute pas encore
entendu parler de la tecktonik ! Rien qui cloche ici, rien
d’oubliable.
(Toujours (?) suivre les conseils
de l’oiseau.)


