Autant se montrer clair d'emblée : ce disque est
une MERVEILLE ! Paru en 1968 et réédité cette année chez Now Sounds
(division de Cherry Red), Captain Sad and his ship of
fools mérite une place de choix au Panthéon des oeuvres
majeures de la pop américaine des 60's. Ce qui n'est pas rien
!
THE COWSILLS : septet de Newport (Rhode Island) comprenant la totalité de la fratrie Cowsill, de Susan, la cadette, 9 ans (!!) en 1968, à l'aîné Bill, 20 ans, associée à leur mère, Barbara (pour veiller au grain ?). Captain Sad and his ship of fools est leur troisième album (et le troisième en un an !).
Un disque durant l'écoute duquel les noms de The Association, The Mamas & The Papas, Roger Nichols and his Small Circle of Friends ou Harpers Bizarre viennent à l'esprit ne peut être qu'un chef-d'oeuvre ! Association d'idées qui en donne une bonne (idée, suivez !) de la hauteur vertigineuse atteinte par la majorité des chansons. La chanson-titre, en ouverture, nous met en orbite en un instant : Captain Sad... est un modèle de pop-song baroque écrit par Bill et Bob Cowsill qui en signent trois autres, sans doute les sommets de l'album : l'épique Make the music flow, plus Association que nature (sans parler de The path of love, où John Cowsill, 12 ans, chante comme un dieu), et les incroyables Newspaper blanket et Meet me at the wishing well, merveille absolue qui donne le frisson dès ses premières mesures. On est ici dans le domaine réservé des mélodistes et producteurs de génie : Curt Boettcher ou Gary Usher (The Millennium, Sagittarius) auraient pu faire partie de l'équipage ! Arrangements ciselés, production parfaite, harmonies vocales célestes (à 4 ou 5 parties !), mélodies belles à se damner : tout est là.
Sunshine pop (Painting the day, Indian Lake, plaisirs simples de l'album, l'exquis Ask the children, où la petite Susan tient le micro principal), pop baroque orchestrée avec les doigts de fée d'usage (Who can teach a songbird how to sing?, co-écrite par Graham Nash, et les splendeurs précitées), les Cowsills savent tout faire. Jusqu'à incorporer à leur légère préparation très américaine un zeste de nonsense so british : The fantasy world of Harry Faversham (quel titre !), rencontre inédite entre The Idle Race et The Free Design.
Achat INDISPENSABLE à tous les amateurs de pop 60's (l'album est édité pour la première fois en cd) et à ceux pour qui le dernier Grizzly Bear constitue un sommet de pop baroque américaine. Don't believe the hype !
Suivez le guide :
The rain, the park and other things :
leur premier tube. "I love the flower
girl..."
The Cowsills
on Ed Sullivan show, 29/10/1967 : dont 50 secondes de
Monday, Monday (The Mamas & The Papas), divines ! Quel
groupe !
We can fly, single de 1968 : sans commentaires !
Je viens de commander l'album du même nom.


Hélène
dim 11 oct 2009 16:47